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Compte rendu du colloque

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Le colloque de La Fare
 
" La langue d’oc et l’école de la République "
 
 
Un succès franc et opportun
 
       Plus de 120 personnes, sans compter les différents intervenants, ont répondu à l’invitation de l’AELOC pour assister au colloque du 7 Novembre.
 
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       Renouant avec la tradition de ces rassemblements bisannuels, après une période difficile de réorganisation, notre Association a démontré qu’elle tenait dans la promotion de la langue régionale en Provence un rôle majeur. Que les nombreuses bonnes volontés qui ont contribué au succès de la rencontre en soient chaleureusement remerciées.

Honneur à nos deux intervenants, aux membres du panel, et aux choristes de l’ensemble du Cocut et des Topins de Vernega qui ont tenu à ce que leur prestation soit gratuite.
 
 
Le colloque s’est organisé autour de trois objectifs :
 
 
  • Donner la parole à nos partenaires

 
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       Les élus qui nous ont fait l’honneur de leur présence ont renouvelé publiquement leur engagement en faveur de la langue d’oc. Outre le député Christian Kert, le maire de La Fare, Olivier Guiroux, nous a accueillis en lenga nòstra, et nous a généreusement octroyé une fois encore les moyens de sa commune. Le Président du Conseil Régional nous a demandé d’excuser son absence. Le vice-président du Conseil Général André Guinde, qui est aussi délégué à la langue d’oc et à la culture provençale, a côtoyé son collègue d’opposition Bruno Genzana, et le Maire de Lançon, Georges Virlogeux, a participé aux débats.
 
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      Représentant également le Recteur, l’Inspecteur d’Académie des Bouches du Rhône, M. Bénéfice, nouvellement installé, qui a œuvré pour l’occitan et le catalan dans son précédent poste des Pyrénées Orientales, nous a assuré de son total soutien et s’est engagé à promouvoir les écoles bilingues dans le département.
 
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       Outre la Fédération départementale des Amis de l’Instruction Laïque, co-organisatrice du colloque, à laquelle l’AELOC appartient, représentée par sa présidente, la représentante du Capoulié du Félibrige, la Majorale Claudette Occelli, tout comme le président de l’Institut d’Etudes Occitanes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pierre Bréchet, ont exposé la démarche de leurs mouvements en démontrant leur profonde convergence avec les objectifs de l’AELOC. Enfin Philippe Martel, président de la Fédération des Enseignements de Langue et de Culture d’oc dont nous sommes membres, a résumé l’action de cette association dans la conjoncture actuelle.
 
 
 
  • Informer et débattre
 
       Le député Christian Kert, qui fait partie d’un groupe de parlementaires étudiant la rédaction d’une proposition de loi sur les langues régionales, a centré son propos sur la mise en œuvre de cette promesse présidentielle, que la précédente ministre de la Culture, Christine Albanel, avait bien avancée, et auquel l’actuel ministre Frédéric Mitterrand ne semble pas vouloir s’atteler. Faute de volonté de l’exécutif, les députés, toutes tendances confondues, sont décidés à déposer une proposition de loi parlementaire.
 
       Détaillant les contenus de cette proposition tels qu’il les conçoit, Christian Kert a notamment préconisé une couverture territoriale crédible, la généralisation des possibilités d’enseignement bilingue, la création d’une épreuve de langue régionale à tous les examens et concours publics, et d’un module d’initiation aux langues de France obligatoire dans tous les niveaux d’enseignement sur l’ensemble du territoire. Ces propositions coïncident largement avec les demandes de l’AELOC comme de ses partenaires. Christian Kert lance ensuite le débat sur la dénomination de notre langue : doit-on tenir compte de la revendication qui veut le dénommer au pluriel ?
 
       Sur ce sujet interviennent plusieurs membres du Collectif Prouvènço qui défendent cette dernière formule. L’AELOC et la FELCO, le Félibrige, et l’IEO rappellent leur opposition absolue à abandonner la formule « langue d’oc » au singulier, ou « occitan-langue d’oc » qui est la dénomination du CAPES. Le secrétaire de l’AELOC s’emploie à rassurer les personnes qui craignent de voir une dénomination unitaire porter atteinte à la diversité de la langue. Toutes les grandes associations de culture provençale qui promeuvent la langue d’oc, représentées dans la salle, proclament leur volonté de préserver la spécificité de l’expression provençale dans toute sa diversité interne, au sein de la langue d’oc, comme celle de tous les autres parlers occitans.
 
       Karim Zeribi n’a pas déçu les attentes qu’avaient conçues ses supporters auditeurs de Radio-Monte Carlo, nombreux et fervents dans la salle. Figure emblématique de la nouvelle société provençale, il a fondé son propos sur le rappel de ses origines à la fois arabo-berbères et de vieille souche vauclusienne. Comme la plupart de nos compatriotes, si son éducation ne lui a pas permis de maîtriser la langue d’oc, il a reçu de sa famille et du milieu avignonnais populaire où il a passé son enfance toutes les marques que dix siècles d’occitanité ont imprimées sur notre langage, nos comportements et nos références.
 
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       L’affirmation fondamentale de Karim Zeribi est que le débat sur les langues régionales doit imprégner la communauté nationale toute entière. Elle doit d’abord prendre conscience qu’en son nom a été mise à mal la diversité qui est constitutive de notre nation même. En la niant ou en l’éludant pour promouvoir l’unité nationale, on laisse croire que le lien républicain peut être fragile. Pire encore, puisqu’il s’agit alors de l’école républicaine elle-même et du rôle qu’elle a pu jouer en la matière, il a fallu détruire nos propres héritages culturels : en quoi le fait d’ignorer ce qu’est l’identité provençale renforcera l’identité française ? En quoi le fait d’ignorer la langue régionale nous fera mieux parler la langue nationale ? Être citoyen de la France n’implique nullement de choisir entre les valeurs de la République et le rattachement à nos liens naturels.
 
       Les idéologies jacobines ne doivent plus avoir cours. Les problèmes et les débats sur l’identité nationale et l’intégration ont montré leur échec. Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient. Pour aimer son pays, il faut d’abord s’aimer soi-même. La reconnaissance de notre langue, la langue d’oc, doit désormais entrer dans la loi, et l’école doit prendre toute sa part dans sa mise en œuvre pratique.
 
       Les membres du panel dialoguent avec Karim Zeribi et avec l’assistance sur les thèmes lancés par l’intervention : le sentiment identitaire, les catégories socio-linguistiques permettant d’analyser la situation, les marques spécifiques comme signes d’étrangeté ou d’infériorité, le lien entre la conscience culturelle et la responsabilité socio-économique, etc...
 
 
 
  • Connaître l’actualité culturelle, échanger dans la convivialité
 
       Selon une tradition bien établie dans les vingt dernières années jalonnées par les colloques de l’AELOC, une vaste salle d’exposition proposait un large éventail de productions pédagogiques ou culturelles sur la langue d’oc, la Provence, et le reste de l’Occitanie. Avaient répondu à notre invitation le Centre de Recherches, d'Études, et de Diffusion D’Oc de Graveson, le CREDDO pour les intimes, le Félibrige, l’Institut d'Études Occitanes des Bouches du Rhône, l’association Mesclum, les journaux Prouvènço d’Aro et Aquò d’Aquí, dont un exemplaire de chaque avaient été déposés dans les pochettes fournies à tous les congressistes par le Conseil Général, le Centre Régional de Documentation Pédagogique de l’Académie d’Aix-Marseille, la Fédération des Enseignements de Langue et de Culture d’Oc (FELCO) et évidemment l’AELOC elle-même.
 
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      Comme à l’accoutumée, les moments de l’accueil, de la pause, et de l’apéritif offert aux participants par l’AELOC ont permis de multiples échanges qui se sont déroulés dans une ambiance amicale et particulièrement animée. Cette animation a sans doute un peu entamé l’attention que méritaient les deux excellents groupes musicaux des Toupins de Vernègues et du Còr Occitan de Clapièrs Universalamen T’estimat, autrement dit lo COCUT des alentours de Montpellier. Mais nous savions qu’ils appréciaient eux-mêmes de chanter dans cette ambiance festive et n’auraient pas aimé se produire dans un silence de cathédrale. Ils ont été exaucés.
 
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       Puisse le colloque de La Fare apporter sa contribution à la dynamique que les mouvements de promotion de la langue d’oc doivent intensifier pour répondre aux défis et aux espérances du temps présent.

Date de création : 22/11/2009 - 14:48
Dernière modification : 03/08/2012 - 07:20
Catégorie : Archives - Les colloques-Le colloque de novembre 2009

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